Pour une nouvelle capitale administrative
Bonjour à tous,
L’association APROFED revient vers vous cette semaine à l’occasion de la foire agricole de Bourail afin de vous soumettre une proposition mise en place dans un grand nombre de pays fédéraux, à savoir celui de créer une nouvelle capitale administrative lors de l’accession de la Nouvelle-Calédonie au statut d’Etat.
A l’instar des villes comme Brasilia au Brésil, Canberra en Australie ou Putrajaya en Malaisie, l’association propose ainsi de délocaliser le gouvernement ainsi que le parlement (Congrès + sénat coutumier) sur une commune de l’intérieur de la grande terre.
Le choix de construire une nouvelle capitale administrative distincte de la capitale économique résulte à la fois de raisons politiques mais aussi économiques.
En effet, dans un État fédéral, il est crucial d’éviter qu’un État fédéré ou une région ne concentre trop de pouvoir. Installer la capitale administrative dans une ville nouvelle et neutre permet d’éviter les jalousies régionales et de montrer que le gouvernement central n’est pas soumis à l’influence d’une grande métropole économique (ici Nouméa). Brasília a été construite en 1960 pour éviter la domination de Rio de Janeiro et São Paulo et Canberra a été choisie entre Sydney et Melbourne pour apaiser la rivalité entre ces deux grandes villes.
Par ailleurs, les grandes capitales économiques sont souvent déjà saturées en infrastructures, en population et en activités économiques. Créer une capitale administrative ailleurs permet de désengorger la grande ville économique et stimuler le développement d’une région moins développée du pays.
De plus, dans des États fédéraux vastes, la capitale économique est souvent située sur le littoral ou à une extrémité du territoire. Une capitale administrative centrale et planifiée favorise l’accessibilité pour toutes les régions.
En résumé, la création d’une nouvelle capitale administrative répond principalement à des impératifs de neutralité politique, de rééquilibrage territorial et de désengorgement urbain.
Si de prime abord, l’association s’est orienté vers la commune de Poya comme choix potentiel de par sa position géographique centrale, sa disponibilité foncière, son potentiel en terme de développement économique régional afin de réduire la fracture entre le Nord et le Sud du territoire, la politique ségrégationniste pour ne pas dire suprématiste menée par le député actuel loyaliste originaire de cette commune nous amène à nous orienter de fait plutôt vers la commune de Bourail, lieu de halte incontournable des personnes se rendant du Sud vers le Nord. Plus accessible, mieux équipée et présentant un équilibre démographique au niveau ethnique représentatif de la Nouvelle-Calédonie, le choix de la commune de Bourail s’avère ainsi une alternative plus pragmatique.
Si la commune de Poya était au départ notre premier choix de par sa configuration actuelle, à cheval sur 2 provinces (départements), la classant parmi les 4 communes de France présentant cette particularité, elle représente malheureusement à l’heure actuelle, malgré elle, la situation dans laquelle se trouve la Nouvelle-Calédonie que certains voudraient partitionner comme lors du conflit vietnamien avec les blancs et pro-français d’un côté et les kanaks et indépendantistes de l’autre, ce qui est inenvisageable pour l’association.
Les travaux engendrés par ce projet seraient pour l’association plus pertinents que ceux proposés jusqu’ici par certains de nos représentants politiques dans le cadre de la reconstruction comme le remblaiement d’une baie en vue d’y installer une prison, qui plus en face de l’hôpital ou une voie de contournement de la tribu de St-Louis de plusieurs dizaines de milliards de fcfp.
En vous souhaitant une bonne lecture et en vous rappelant que le fédéralisme est la seule solution pour concilier l’unité dans la diversité.
L’association APROFED.
