Ouvrage de Stéphane Hessel : Indignez-vous !
Bonjour à tous,
L’association APROFED revient vers vous en cette fin de semaine afin de vous relayer l’ouvrage mondialement connu de Stéphane Hessel, diplomate, résistant, écrivain et militant politique français d’origine allemande, paru en 2010, intitulé : Indignez-vous !
Vous pouvez retrouver l’entièreté de son ouvrage au lien suivant :
Indignez-vous ! édition revue et augmentée (Ceux qui marchent contre le vent) (French Edition)
Fervent défenseur de l’insurrection pacifique, celui-ci prône entre autres que :
– l’intérêt général est supérieur à l’intérêt particulier,
– la production de richesses n’a cessé d’augmenter mais que l’Etat dit ne plus pouvoir assurer les coûts des mesures citoyennes,
– l’écart entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter,
– qu’il est nécessaire d’avoir plus de justice et plus de liberté,
– qu’il convient de respecter la déclaration des droits de l’homme,
– “Vous êtes responsables en tant qu’individu”,
– ne pas se remettre à un pouvoir,
– la pire des attitudes est l’indifférence,
– l’isolement et la pauvreté nourrissent la haine et la pauvreté,
– la dignité de la personne humaine est préférable à tout programme politique,
– l’exaspération mène au terrorisme,
– l’espoir est la force dominante des révolutions et des insurrections,
– qu’il est nécessaire d’arriver à une négociation entre oppresseurs et oppressés afin de faire disparaitre l’oppression. Ce message étant par ailleurs celui de Gandhi, Mandela et Martin Luther King qui étaient en faveur de la non violence.
Ainsi, l’association s’indigne quant aux propos récents du ministre de l’outre-mer indiquant “qu’il n’y a pas d’alternative crédible” au projet d’accord de Bougival. Or, si celui-ci a été partiellement rejeté par le principal interlocuteur de l’Etat dans le cadre du processus de décolonisation qu’est le FLNKS, il convient dès lors de poursuivre les négociations en vue de trouver un terrain d’entente. L’association rappelle qu’a contrario des propos du ministre, un grand nombre d’alternatives existent (fédéralisme, protectorat, …) mais que c’est l’Etat français qui n’en veut pas.
Un nouveau forcing de la part de l’Etat risquant fort de cristalliser à nouveau les positions et de revenir à la confrontation.
C’est pourquoi, l’association appelle de nouveau à ce que les compétences régaliennes que sont la justice et la sécurité intérieure soient transférées à la Nouvelle-Calédonie dans le cadre des modifications apportées au projet d’accord de Bougival dont le comité de rédaction mis en place ce jour par le ministre doit en expliciter le contenu. Une telle mesure permettrait ainsi de concrétiser la notion de “souveraineté partagée”.
En vous souhaitant une bonne lecture et en vous rappelant que le fédéralisme est la seule solution pour concilier l’unité dans la diversité.
L’association APROFED
