Appel du 18 juin à nos frères du pacifique et à passer à une démocratie directe pour les provinciales

Appel du 18 juin à nos frères du pacifique et à passer à une démocratie directe pour les provinciales
18 juin 2025

Appel du 18 juin à nos frères du pacifique et à passer à une démocratie directe pour les provinciales

Bonjour à tous,

L’association APROFED revient vers vous en cette date commémorative du 18 juin relative à l’appel du Général de Gaulle durant la 2nd guerre mondiale (1940) visant à appeler les français à résister face à l’oppresseur et à poursuivre la lutte plutôt que de capituler.

A ce titre, l’association vous fait donc part ci-dessous de l’appel de l’un de nos membres à nos frères du pacifique afin de leur rappeler la situation de la Nouvelle-Calédonie à l’heure actuelle et pour qu’ils ne nous oublient pas.

Appel à nos frères du Pacifique
Nouméa, le 18 juin 2025

Les voix de la liberté ne se taisent pas, même dans les vents contraires. Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie traverse une épreuve grave. Son peuple, dans sa diversité, dans sa dignité, dans sa volonté d’exister pleinement, se heurte à l’immobilisme d’un pouvoir central lointain, sourd aux aspirations profondes de ce territoire insulaire.

Depuis des décennies, notre archipel construit patiemment les fondations de son émancipation, dans le respect, dans le dialogue, dans la paix. Mais aujourd’hui, ces fondations sont menacées par l’obstination d’un État qui refuse d’entendre, qui refuse de voir, et qui impose, sans égard pour la volonté exprimée par une partie croissante de notre population.

Nous ne voulons pas la rupture brutale. Nous ne voulons pas le chaos. Mais nous ne pouvons plus accepter l’injustice silencieuse, le gel de notre avenir, le mépris de notre droit à décider de nous-mêmes.

C’est pourquoi, en ce jour solennel, j’en appelle aux nations sœurs de notre région — à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande, aux peuples du Pacifique :

Entendez notre appel. Observez notre lutte. Soutenez notre démarche. Car ce qui se joue ici, ce n’est pas seulement l’avenir d’un territoire, c’est celui du respect des peuples, du droit à l’autodétermination, et de la stabilité dans notre région.

Nous demandons votre vigilance diplomatique. Nous sollicitons votre solidarité morale. Nous espérons, si nécessaire, votre présence physique, pacifique, fraternelle.

La Nouvelle-Calédonie ne veut pas être une pièce négligée sur l’échiquier d’une République centralisée. Elle veut être un partenaire debout, libre, égal parmi les nations du Pacifique.

Nous savons que le chemin est difficile. Nous savons que les intérêts en jeu sont nombreux. Mais nous savons aussi que rien de grand ne s’est fait sans courage, sans foi, sans soutien.

Alors, au nom de notre terre, de notre peuple, de notre avenir, nous lançons cet appel à l’aide et à la solidarité. Que la voix des Océaniens réponde à celle des Calédoniens. Que l’espoir l’emporte sur la résignation.

Vive la Kanaky Nouvelle-Calédonie libre et digne,
Vive la fraternité du Pacifique.

 

L’association en profite également pour rappeler, en cas de nouvel échec des négociations à venir à Paris, sur la proposition faites par l’IA présentée dans notre article du 1er mai 2025 (cf. Solutions IA en cas de désaccord – APROFED) visant à créer un “forum calédonien pour l’avenir”, une sorte de convention citoyenne, où ce serait à la société civile de s’exprimer sur son avenir, voir d’écrire son propre accord vu la défaillance de nos représentants politiques à tous les échelons.

L’association propose également de réfléchir dès à présent sur la base de son article du 20 janvier 2025 sur la démocratie (cf. La démocratie représentative est morte, place à la démocratie directe ou semi-directe – APROFED) sur un éventuel changement de démocratie lors du prochain vote des élections provinciales devant se tenir à la fin de cette année 2025 afin de faire campagne pour une seule et même idée consistant à élire aux provinciales en 2025, puis aux municipales en 2026, des représentants issus de la société civile directement par tirage au sort comme à l’origine de la démocratie athénienne et comme cela se fait pour désigner les jurés dans les tribunaux, revenant aux fondements de Rousseau, au temps des Lumières, à savoir que la souveraineté soit populaire et non nationale.

A cet effet, vous trouverez ci-dessous une proposition en ce sens :

Proposition citoyenne : Pour une démocratie locale plus juste

Ce que nous proposons

Nous, citoyens et citoyennes, convaincus de la nécessité de renouveler la démocratie locale, voulons expérimenter une nouvelle façon de faire de la politique au niveau provincial et municipal : en désignant des citoyens ordinaires par tirage au sort, pour siéger en lieu et place des élus actuels dans les conseils provinciaux et municipaux.

Notre objectif est d’introduire une représentation plus diversifiée, inclusive et désintéressée, en lieu et place de la représentation élective traditionnelle.


Pourquoi ce changement ?

Parce que :

    • La démocratie actuelle ne représente pas bien la diversité des citoyens.
    • Beaucoup de gens ne se reconnaissent pas dans les élus.
    • Le tirage au sort permettrait à des gens du terrain, sans ambition politique, de participer aux décisions qui les concernent.

Concrètement, comment ça marcherait ?

    • Ce système pourrait être tester à l’échelon provincial et municipal
    • Les conseillers seraient tirée au sort parmi les citoyens majeurs natifs, volontaires et inscrits sur les listes électorales provinciales et municipales. Les personnes élus lors du précédent mandat de manière représentative ne pourront pas être à nouveau élus si elles étaient désignées au sort.
    • Un appel à volontaires est lancé. En cas de sous-représentation de certains groupes (femmes, jeunes, milieux populaires…), un ajustement statistique est possible.
    • Les citoyens sélectionnés peuvent refuser sans justification.
    • Ils signent une charte d’éthique, s’engageant à l’impartialité, à la transparence et à la confidentialité.
    • Le processus garantit la transparence, la neutralité et l’équité.
    • Le tirage au sort est effectué publiquement, sous le contrôle d’une autorité indépendante.
    • La population continuerait à se rendre aux urnes, non pas pour élire un représentant, ni un programme mais pour déterminer elle-même les objectifs et actions à réaliser durant le mandat. Une limite de 3 objectifs et/ou actions étant fixé par votant. L’administration étant en charge par la suite de compiler l’ensemble de ces données et ainsi définir les priorités aux nouveaux élus tirés au sort, durant la période de formation de ceux-ci.
    • Les citoyens tirés au sort :
      • seraient formés pour comprendre leur rôle,
      • auraient le droit de vote dans les décisions,
      • seraient indemnisés comme les élus,
      • bénéficieraient d’un accompagnement juridique et administratif.

Pour combien de temps ?

    • L’expérimentation durerait 5 à 6 ans selon le mandat.
    • Les citoyens tirés au sort siègent pour un mandat non renouvelable immédiatement.
    • À la fin, un bilan serait fait pour décider si ce système peut être étendu à d’autres institutions et collectivités.
    • Un comité d’évaluation indépendant (chercheurs, magistrats, citoyens tirés au sort) sera institué. Il remettra un rapport annuel et un bilan final au Parlement et aux citoyens. Ce bilan pourra servir de base à une généralisation ou à une adaptation du dispositif.

 


Ce que nous demandons

Nous demandons à vous, citoyennes et citoyens :

    • De soutenir cette proposition,
    • De la partager, et d’en parler autour de vous au vue des prochaines élections pour une possible concrétisation en 2025-2026.

Une démocratie plus vivante est possible.

Faisons entrer des voix nouvelles, sincères, et proches du quotidien dans nos institutions.

Cette proposition incarne une démocratie renouvelée, fondée construction à partir de citoyens ordinaires. En introduisant le tirage au sort au niveau provincial et municipal, nous pouvons tester et construire ensemble des institutions plus représentatives, plus justes, et plus proches des réalités du terrain.

 

Nous vous souhaitons une bonne lecture et vous rappelons que le fédéralisme est la seule solution pour concilier l’unité dans la diversité.

L’association APROFED